Les scientifiques, l’industrie, le médical se sont accaparés cette technologie et ont développé des champs d’application infinis : usinage et gravure de matériaux, bistouri chirurgical, mesure de vitesse et de distances, lecture de CD et DVD, transmissions de données, imprimerie, armes de guerre… Les puissances utilisées vont du milliwatt au million de watt. Pour créer ces outils laser, des technologies innovantes ont été mise au point pour réduire les prix de revient et le rapport rendement /puissance électrique consommée. Et le laser dans le spectacle ? Le «Rayon vert » a rapidement intéressé les concepteurs de shows de lumières et quelques passionnés inventifs ont mis au point des systèmes pour animer ce faisceau et, grâce à la persistance rétinienne (nos yeux), générer des volumes dans des espaces enfumés. La « boîte à effets » était née : un assemblage complexe d’électro-aimants, de moteurs à vitesse ajustable, de miroirs de réflexion et de prismes diffractants. Reliée à une télécommande déportée, elle permettait au lasériste de jouer du laser sur la musique et apportait une dimension magique aux spectacles. En 1981, chacun s’extasiait devant une harpe laser concoctée par Bernard Szajner et Claude Lifante (premier concert de JmJ en Chine). Les laser utilisés dans les années 70 à 90 étaient refroidis par eau et pesaient plus de 100 kg avec leur alimentation. Une technologie à gaz (argon pour faisceau vert/bleu et krypton pour le rouge), consommant des kilowatts pour un faible rendement lumineux. Il fallait être déménageur, haltérophile, plombier, électricien et un peu artiste (aussi ) pour faire un show laser !

show laser Dealight © alain-marc malga

show laser Dealight © alain-marc malga

Extrait du dossier Laser publiée dans Sono Magazine de décembre 2012: Le laser, c’est show !

Avec la participation de Philippe Nozeran consultant Sonomag pour la réalisation de ce dossier

http://www.sonomag.com/Archives/Article,Go,bancs-essais,laser-animation-de-spectacle,Id,4299.htm

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